29 juin 2008

Parfum marin

"T'es prête ?
-Non.
-T'as peur ?
-C'est normal non ?
-Oui, non. J'en sais rien, moi je n'ai pas peur.
-Arrête tes conneries je sai très bien qu'il t'arrive d'avoir peur mon beau.
-Je t'ai déjà dit de pas m'appeler comme ça ! Oui j'ai peur parfois, mais, pas là.
-Je te comprends pas, tu devrais avoir peur non ? Moi je suis morte de peur, rien qu'à l'idée de....
-Oui, bah je le sens bien que t'as peur, tu me brises le bras avec tes petites mains...
-Oh pardon, je, je suis désolée.
-Eh, reviens là, t'inquiètes pas, ça ira. Tu verra, j'ai l'habitude tu sais. Tu n'es pas la première avec qui je le fais.
-Et, il...
-Combien c'est ça ?
-....
- Je dirai cinq. Mais, tu sais, ça veut rien dire.
- Oui....alors, c'est....c'est comme on dit ?
- Pas à tout à fait, la première fois ça fait surtout très mal. Une douleur sourde dans le bas ventre, un feu quite dévore les lèvres, une chaleur qui t'envahit toute entière...C'est pas aussi beau qu'on le dit, mais la première fois, même si c'est dur, après c'est plus que merveilleux.
- T'es sur de ce que tu fais ?
- Oui, mais si tu veux arrêter on peut, seulement il faut que tu me le dises maintenant, après je ne pourrai plus m'arrêter.
- Non, je veux le faire.
- Mais tu as peur pas vrai ?
- Oui, mais j'ai peur de plein de choses.
- Ah oui ? Vraiment.
Dans un souffle il s'était rapproché d'elle, à présent, il se tenait dans son dos, les mains dans ses cheveux la bouche au creux de son oreille. C'était plus fort que lui, il fallit qu'il soit prêt d'elle, qu'il sente son odeur si proche de celle d'un tapis de feuille en automne, qu'il voit sa peau si pale et éclatante, qu'il entende les trémolos incessants de sa voix qui la rendait encore plus désirable. Sa voix à lui était étonnemment grave et ne tremblait pas, malgré l'émotion dont elle était empreinte.
- Comme quoi ?
- Comme les serpents.
- Ahahah pourtant ils sont gentils....moi ils me fascinent. Et quoi d'autre ?
Son rire cristallin eu sur elle l'effet de l'extasie, et elle se sentie comme emporter par une étrange euphorie mélée d'amertume.
- J'ai peur dans le noir, mais dans tes bras protecteurs aussi.
- Pourquoi ? Jamais je ne te ferai de mal ma belle.
- C'est pas toi qui me fait peur. C'est moi, j'ai peur de plus pouvoir me passer de toi, et de me laisser m'enfermer dans notre petit monde, surtout, après ça...
- Mais justement, le monde autour de nous n'a pas d'importance.
- Et toi alors, de quoi tu as peur hein ?!
Elle était furieuse. Aussi furieuse qu'appeurée à l'idée de la suite des évènements. Elle s'était retournée vivement après que les mots de cet homme élégant lui eurent chatouillé encore une fois l'oreille. Leurs yeus s'affrontaient en silence. Aussi bleus que la mer qui s'étendait à quelques pas d'eux et rejettait doucement quelques vagues qui revenaient aussitôt.
-Moi...
Sa voix tremblait maintenant. Enfin, jamais elle ne l'avai entendu si faible. Etait-ce sa beauté ou sa prestence qui lui avait dissimulé ce pouvoir attractif, elle n'en savait rien. Mais celà lui donnait des frissons, peut-être de peur, surement d'aise, sans doute d'agonie.
- Moi j'ai peur de ne jamais te revoir après ce soir. J'ai peur de te blesser physiquement et moralement.
- Mais je ne t'en voudrai pas.
- ....
Ils se retournèrent, calmes et sereins vers la mer. Elle saisit sa main, il la regarda. Elle était encore plus belle qu'il y a quelques instants, était-ce possible ? Celà lui importait peu désormais. Ses lèvres roses frémirent, puis....
- Je suis prête.
Pour la première fois sa voix ne tremblait pas. Même lorsqu'elle lui avait dit qu'elle l'aimait sa voix avait tremblée, peut être pas de peur mais d'émotions. Et à présent, elle semblait déterminée et sûre de son geste.Lentement, ils marchèrent vers la mer. Et s'enfoncèrent en elle. Les vagues se firent plus fortes, les sons plus amplifiés, la température plus fraiche. Le ciel déjà noir s'obscurcit encore plus. Et la pluie tomba, s'abattant sans vergogne sur la belle, faisant dégouliner son maquillage et onduler ses cheveux. L'homme, lui semblait indiférent à toute cette tempête, ses lèvres murmuraient des paroles inaudible. L'eau leur arrivait au cou à présent, ils ne s'arrêtaient pas. Un dernier regard.Je t'aime.Puis ils plongèrent sous une vague immense qui s'abattit sur eux avec violence. Elle n'avait pas doutée, lui n'avait pas paniqué. Et à présent ils entreprenaient ensemble ce voyage vers un autre monde. Lui avait l'habitude, mais elle, était ébahit. Les boucles blondes qui reposaient sagement sur le doux visage de l'homme se mouvirent comme sous l'effet du vent. Son corps rayonna, sa peau palit à l'extrême et devint éclatante de blancheur. Cet ange n'avait certe pas d'ailes, mais il n'en était pas moins beau...

Parfum de séduction

Je t'aime...
Ces mots m'échappent une dernière fois dans la fureur de la tempête noire de désespoir qui m'entoure.
Mes cheveux volent et s'emmèlent, les branches se prennent au piège de mes boucles foncées.
La tempête cessera un jour peut être, mais pour l'instant elle se déchaine et permet à mon coeur de recracher toute la haine et la colère qu'il retient ; la tristesse me glace le sang comme la pluie gelée sur mes vêtements, bâtus par ce vent froid qu'est mon souffle sacadé. Une lueur folle se déverse hors de mes yeux de plus en plus verrons. Quelqu'un saura t'il trouver cette imperfection charmante ?
Je cours encore et encore, glissant sur le sol humide et trébuchant sur les feuilles mortes, bientôt les cerisiers seront en fleurs, mais je ne serai plus là pour les voir peut être... Et si je suis encore là, je ne les apprécierai jamais autant que j'aurai pu les apprécier à cet instant, où, le coeur battant je me dévoilais à ses yeux d'enfant.

Je t'aime.
Moi pas.
Tant pis.
Salut.
Merci.

A cet instant je me suis sentie plus fière, plus belle et plus idiote que toutes ces actrices de mauvais cinéma américain réunies, et ça m'a plu. Le goût du sang qui se répandait dans ma bouche à force de mettre mordu les lèvres et la langue de peur de la réponse. Et finalement je survivais, pour l'instant je vivais. Je me déchainais, laissais tout être pour moi d'une violente indifférence. Je courrai, je ne pensais même plus à chanter. Je ne m'inquiètais plus des autres. J'étais moi. Démon angélique libéré de sa cage de bonté écoeurante.

Je te retrouverai un jour.

Et dans ma tête, les fantomes de ce passé inexistant dansaient irrésistiblement charmeurs et attirants. Que m'était-il arrivé depuis ce jour joyeux où nous avions joué au ping-pong sous la pluie ? Et depuis cette autre jour où mon rire te faisais tant sourire ? Qu'est ce que je faisais là ? Pourquoi est ce que je lui avais dit tout ça ? Tout ça.....juste ces deux mots qui m'avaient anéantie. Je me relèverai. Tu verra, et je te prouverai que je suis plus forte que ça. Alors n'oublie pas, juste une dernière fois, regarde bien ma silhouette qui s'éloigne tremblante en courant, parce que la prochaine fois, tu lui courra après, tu la rattrapera et tu l'embrassera sauvagement. Oublie moi et tout recommencera.
Cette promesse je te la fait.

Parfum de nouveauté

Bienvenue à tous dans mon nouvel univers.

Pour vous je serai Muffin, accrobate sur un fil de critérium et jongleuse de mots.
Ce blog n'est rien d'autre qu'un essai ici, j'avais envie de créer un monde unique pour écrire mes histoires et me pousser à ne jamais les arrêter, et puisque nous sommes en vacances je me lance.
J'ai des idées plein la caboche mais les actions ne suivent pas toujours. J'écris, mais ce n'est rien de bien fantastique, je voudrai pouvoir dessiner des petites BDs mais celà n'est pas à ma portée : si mes mains savent écrire elles ne savent pas dessiner.
Je vous laisse voir par vous même.

Plongez dans les mots et laissez leur parfum vous envouter.